Rien n’est va dans le secteur humanitaire, en province de l’Ituri. Depuis plus de sept (07) ans de l’insécurité sur terrain, la misère des populations s’accentue et ne savent à quel saint se vouer.
Ces peuples majoritairement agriculture, éleveur et orpailleur, vivent dans des mauvaises conditions dans différents sites enregistrés dans cette partie nord de la province de l’Ituri.
Ce territoire qui est situé dans la partie Est de la république démocratique du Congo, avec une superficie de plus de 8 000 km², compte une population d’environ 500 000 habitants. Le conflit armé en connotation communautaire qui a débuté depuis décembre 2027 a détruit une bonne partie de ce territoire. Les populations se sont déplacés en l’interne qu’externe du territoire.
Jusqu’au 30 septembre 2023, 50 sites ont été enregistrés dans ce territoire. Ces sites sont localisés dans des entités de ce territoire, dont 40 dans des entités Hema en l’occurrence, les chefferies des Bahema Nord, Badjere, Baguru, et Banywagi et 10 dans des entités Lendu dont les secteurs de Walendu Djatsi, Pitsi, Tatsi.
Le site de Rho situé dans la chefferie des Bahema-Nord est celui qui regorge un grand nombre de déplacés internes avec au moins plus de 60.000 personnes hommes femmes et enfants.
Dans le reste des parties dont le secteur de Banyali Kilo, commune Rurale de Mongwalu, les chefferies de Ndookebo, Mabendi et Mambisa, des déplacés enregistrés par la société civile, territoire de Djugu ne sont pas installés dans des sites. La plupart d’entre eux vivent dans des familles d’accueil.
Des conflits de pouvoir s’ingèrent dans cette crise humanitaire constatée dans la zone. Ce comme par exemple dans le site Ngachukpa à Tsatsaku, dans le groupement Lopa, chefferie des Bahema Baguru, a indiqué monsieur De Lobi Tsuba Jules Flavien.
« C’est un site qui est dans l’entité du secteur des Walendu Djatsi que la population des Bahema-Baguru a occupé illégalement causant toujours un conflit des limites entre ces deux ETD. Le Chef de ce village géré par le secteur des Walendu-Djatsi s’est autoproclamé chef du groupement voulant être géré par la chefferie des Bahema-Baguru depuis la guerre de 2003 jusqu’à nos jours », affirme-t-il.
Le président de la société civile de territoire de Djugu affirme que, tous les sites des déplacés ne sont pas totalement représentés. Certaines entités ont leurs sites, mais les uns sont reconnus par les ONG (OIM et HCR) tandis que les autres ne sont pas reconnues par ces ONG.
Dans certaines entités, les déplacés pouvaient être reconnus officiellement, mais l’inaccessibilité de certains lieux de ces ETD est liée soit à l’état des routes ou à l’insécurité causée par les groupes armés auxquels reviennent toutes les gestions tant administratives, sécuritaires, socio-économiques, judiciaires qu'humanitaires.
« C’est par manque d’instauration de l’autorité de l’Etat dans notre entité », note monsieur De Lobi Tsuba Jules Flavien.
Signalons que, des nombreux déplacés qui vivent dans les sites à travers la province de l’Ituri vivent sans assistance humanitaire. Plus d’un se retrouve également en ville de Bunia, où leurs conditions de vie sont déplorables. À ce jour, la province compte plus d’un million des déplacés internes.
Bunia Joël Heri Budjo