Près de 27 barrières « « illégales » sont érigées sur la route Bunia-Iga-barrière-Mongwalu. Sur place, des militaires FARDC qui sont pointés du doigt par les usagers de la route entrain de tracasser la population.
À chaque barrière, les motards sont obligés de débourser au moins 2.000 voire 3.000 et 5.000 ou 10.000 Francs Congolais pour les chauffeurs des véhicules. Ce qui choque ces personnes qui fréquentent cette route d’environ 85 kilomètres qui ouvre l’axe aux zones minières, c’est notamment la manière dont cet argent est demandé par ces hommes en uniforme militaire. Selon notre source, en cas de refus, c'est soit la mort que risquent ces usagers.
Le nombre de barrières des militaires FARDC que nous avons répertorié sur cette route sont au nombre de 27. Les chauffeurs sont obligés de débourser un montant exorbitant à chaque barrière. Des voitures paient 2.000 FC, le gros véhicules tel que MAN 5.000FC et les camions 10.000 FC. Nous demandons au gouverneur militaire de la province d'ordonner la suppression de ces barrières, ont-ils fait entendre.
Il y a de cela quelque temps, cette route d’intérêt provincial comptait environs 60 barrières illégales et si aujourd’hui seulement 27 sont visibles, ça signifie que, quelque chose a été fait pour la sécurité de la population est de leurs biens, a indiqué le porte-parole de l’armé en province de l’Ituri.
Cependant, le lieutenant jules Ngongo indique que tous ceux militaires qui commettent des actes hors-la-loi seront punis par la justice militaire conformément à la loi du pays et vont répondre de leurs actes.
"Tout ça, ce sont des allégations et nous tenons compte de ça. Mais nous, ça nous réjouit parce que tout ce qui était comme barrières illégales, nous avons tout fait pour que cela n’existe pas. Mais il s’avère que, dans les barrières de sécurité, il y a certains éléments des forces armées qui posent des actes contraires à la loi. Nous pouvons condamner et mettre en garde tous ceux-là qui continuent, à commettre des actes contraires à la loi, la justice militaire fera son travail et les indisciplinés n'auront que leurs yeux pour pleurer, a dit l’officier militaire.
Signalons que cette route depuis sa réhabilitation par le gouvernement à cette période de l'état de siège, a ouvert le chemin de commerce, la circulation est devenue fluide et les entreprises commerciales accèdent assez facilement aux grandes agglomérations de la zone minière.
Bunia Joël Heri Budjo