Le collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa, COJESKI/RDC Coordination du Nord-Kivu et la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI), Coordination du Nord-Kivu organisent une rencontre mardi 17 octobre 2023, pour peaufiner des stratégies visant à pousser le Haut Commissariat des Nations-Unies à rassurer la participation de la RDC au forum mondial des réfugiés prévu à Genève du 13 au 15 décembre 2023 prochain.
Selon Germain Mirhonyi, président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile au Nord-Kivu, cette rencontre qui réunira tous les acteurs de la société civile, les confessions religieuses, les mouvements citoyens et groupes de pression ainsi que la presse locale vise à réclamer le retour de la RDC dans le forum global des réfugiés dans lequel elle est absente depuis 1964.
Absence qu’il considère comme la cause du manque d’un encadrement adéquat des réfugiés des différentes nations en exil en RDC. Pour lui, il est impératif que la délégation du Congo soit présente à Genève pour mener de plaidoiries au profit de ces réfugiés, car il estime que ceux-ci ont plusieurs problèmes particuliers qui ne sont jamais traités bien qu’ils devraient en principe être orientés et traités par les gouvernements de tous les pays.
Dans la foulée, Germain Mirhonyi, affirme que ces deux (02) organisations ont émis à plusieurs reprises leurs demandes d’accréditation au bureau du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés bureau du Nord-Kivu pour avoir une représentation de la RDC à ce forum, mais toutes leurs démarches restent lettre morte.
Il sied de souligner que la province du Nord-Kivu compte un nombre important de réfugiés Rwandais, victimes de la guerre et du génocide de 1994 coïncidant avec la chute du régime de Habyarimana et la prise de pouvoir par celui de Kagame actuellement au pouvoir. À côté de ceux-ci, plusieurs centaines de Burundais, des Ougandais, Tchadiens et des demandeurs d’asile des certains autres pays africains.
La plupart d’entre eux sont des réfugiés urbains vivant en ville de Goma dans des conflits qui font l’objet de plusieurs alertes des défenseurs des droits de l’homme. D’une part, ils parlent d’un manque de prise en charge humanitaire de ces milliers des réfugiés et de l’autre, ils accusent les organisations chargées de leur suivi de plusieurs abus des leurs droits et surtout des détournements des fonds leurs destinés.
Diddy MASTAKI, Goma