Le révérend pasteur James Biensi s'inquiète de la souffrance que subit une catégorie des citoyens Congolais. Cela, dans la prise en charge des fonctionnaires de l'État et aussi la gestion de la chose publique.
Ce serviteur de Dieu qui analyse la vie courante des populations indique que : "On est en train de faire souffrir tout le monde. Je dis au gouvernement Congolais, vous qui êtes les gouvernants, ce pays ne sera pas en paix aussi longtemps que le gouvernement exploite les fonctionnaires de l'État".
Son exemple part notamment de l'écart salarial entre gouvernants, les hommes politiques et les subalternes, ce que lui qualifie de manque d'humanisme dans le chef des décideurs et hommes politiques.
Par exemple un politicien touche 20.000 $ son garde du corps qui dort dehors pour le protéger et touche 80.000 Francs Congolais. Est-ce nous sommes des humains ?, s'interroge-t-il.
Cet aspect soulevé par ce serviteur de Dieu touche notamment le rang des enseignants qui sont de véritables formateurs qui, paradoxalement touchent moins que leurs apprenants grandis de leur encadrement.
Cette situation met en cause la démocratie au pays, voire son développement affirme le révérend pasteur James Biensi qui plaide pour l'équité salariale et demande que la politique devienne un service comme l'enseignement, pour que tout le monde qui y entre, ne soit non seulement pour s'enrichir, mais plutôt servir pour atteindre le changement du pays.
Dieu jugera les mauvais riches ceux qui font souffrir les autres, ceux qui mettent les autres mal à l'aise, ceux qui détournent les deniers publics”, conclut-il.
En RDC, particulièrement en province de l'Ituri, le social des populations est à désirer de part et d'autre, des enseignants, des médecins et d'autres fonctionnaires de l'État peinent à mener une vie facile. Ici, des produits pharmaceutiques destinés aux personnes déplacées sont souvent désorientés, les vivres n'atteignent pas la destination. Ce qui accentue davantage la misère des citoyens Congolais.
Bunia Joël Heri Budjo