Chaque saison pluvieuse à Bukavu rime avec des drames humains, des destructions matérielles et angoisse Collective.
Les éboulements des terrains, devenus quasi-systématiques, endeuillent les familles entières et mettent à l’œil nu les failles structurelles de l'aménagement urbain.
Le dernier cas en date remonte du lundi 05 janvier 2026, dans le quartier Nkafu, en commune de Kadutu, où un éboulement de terre a coûté la vie à quatre personnes, annoncent les sources locales.
Cependant, parmi les victimes, l’on compte des enfants, surpris dans leur sommeil lors de l’effondrement du mur de leur maison.
Face à ce drame, les habitants de Bukavu pointent du doigt le manque de canalisation d’eau, l’absence de débouchage des caniveaux, la construction anarchique et l’inaction du service de cadastre et habitats comme causes majeures de ces drames devenus fréquents en saison pluvieuse.
Par ailleurs, les autorités locales multiplient des appels à la population pour lutter contre ce fléau, tout en promettant des mesures de prévention pour lutter contre les éboulements non seulement dans le quartier Nkafu mais aussi dans tous les quartiers de la commune de Kadutu.
Pendant ce temps, la société civile appelle à des actions concrètes pour éviter que de telles tragédies ne se répètent surtout dans des quartiers qui présentent des risques.
Cette situation interpelle sur les risques liés à l’urbanisation anarchique dans les zones escarpées de Bukavu, où de nombreuses habitations sont construites en aval, sans mesures de sécurité adéquates.
Par David Aluta