Un ultimatum de 48 heures a été adressé aux groupes armés Wazalendo opérant dans le groupement de Mwenye, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu samedi 31 janvier. Cette décision émane des déplacés originaires de Mwenye et de ses environs, actuellement installés à Butembo, qui accusent ces groupes d’inefficacité face aux violences persistantes attribuées aux rebelles des ADF.
Réunis samedi 31 janvier 2026 au stade ESCO-Kivu (MGL), les déplacés ont exprimé leur exaspération face à la multiplication des tueries dans leur zone d’origine, malgré la présence des combattants Wazalendo, membres de la synergie locale d’autodéfense. Selon eux, cette présence n’a pas permis d’assurer une protection effective des civils ni d’endiguer les attaques armées.
Les participants à la rencontre ont clairement demandé le retrait de tous les éléments Wazalendo du groupement Mwenye, estimant que seule l’armée régulière, les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), est légitime et capable d’assurer durablement la sécurité des populations.
Cette position a été adoptée à l’issue de la deuxième réunion de concertation organisée par la Coordination Urbaine de la Nouvelle Société Civile de Butembo, en collaboration avec la Nouvelle Société Civile, noyau du groupement Mwenye. Les échanges ont rassemblé des représentants des déplacés, des acteurs de la société civile et des leaders communautaires.
Les déplacés affirment que le maintien de groupes armés non étatiques dans leurs villages expose davantage les civils à des représailles et entretient un climat d’insécurité permanente. Ils appellent les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes afin de restaurer l’autorité de l’État et de permettre un retour sécurisé des populations dans leurs localités d’origine.
Diddy Mastaki