La gestion du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République Démocratique du Congo (FRIVAO) a été au centre d’une audience accordée, vendredi 29 mai 2026, par le ministre d’État en charge de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, à une délégation de sénateurs issus des provinces du Bas-Uélé, du Haut-Uélé, de l’Ituri et de la Tshopo.
Selon une dépêche de la cellule de communication du ministère de la Justice, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du dialogue permanent entre le gouvernement et les élus nationaux, avec pour objectif de rapprocher davantage l’appareil judiciaire des réalités du terrain et de garantir aux victimes des activités illicites de l’Ouganda un meilleur accès à une justice équitable et efficace.
À l’issue des échanges, le sénateur Jean-Pierre Daruwezi, élu du Haut-Uélé, a indiqué que la délégation était venue obtenir des éclaircissements sur la gestion du FRIVAO. Les parlementaires souhaitaient notamment être informés sur les ressources disponibles, leur affectation ainsi que les mécanismes mis en place pour répondre aux attentes des populations concernées.
Le sénateur a salué l’approche qu’il a qualifiée de « pragmatique et responsable » du ministre d’État. Selon lui, Guillaume Ngefa a pris en compte les recommandations formulées par les élus et s’est engagé à accélérer les actions en faveur des victimes, notamment à travers la poursuite des projets de réhabilitation en cours et l’amélioration des conditions de détention dans les établissements pénitentiaires.
Au-delà du dossier du FRIVAO, les discussions ont également porté sur plusieurs préoccupations liées au fonctionnement du secteur judiciaire dans l’espace Grande Orientale. Les échanges ont notamment concerné la situation des magistrats, le fonctionnement des juridictions ainsi que les difficultés auxquelles fait face l’administration judiciaire dans cette partie du pays.
Satisfaits des réponses obtenues, les sénateurs ont réaffirmé leur confiance dans le processus de réforme engagé au sein du ministère de la Justice. Ils ont toutefois insisté sur la nécessité de traduire rapidement les engagements annoncés en actions concrètes.
En marge de cette rencontre, une cérémonie de remise du certificat d’enregistrement du Palais de justice de Buta a été organisée. La sénatrice Carole Agito a officiellement remis au ministre d’État Guillaume Ngefa le titre de propriété de cette infrastructure construite par sa fondation dans la province du Bas-Uélé.
Pour l’élue, cette initiative vise à offrir aux magistrats un cadre de travail digne et fonctionnel, condition essentielle au renforcement de l’État de droit. Saluant un geste « citoyen et patriotique », Guillaume Ngefa a estimé que cette contribution constitue un exemple à suivre pour renforcer l’indépendance, la proximité et l’efficacité de la justice locale.
La cérémonie officielle d’inauguration du Palais de justice de Buta est annoncée dans les prochains jours.
Gloire Malumba