L'auditorat militaire supérieur du Sud-Kivu a annoncé l'ouverture d'enquêtes judiciaires après l'identification de douze fosses communes dans les cités de Sange et Luvungi. Cette annonce fait suite à une enquête préliminaire menée conjointement avec la 33ᵉ région militaire sur les violences survenues dans cette partie de la province.
Selon les autorités judiciaires militaires, ces fosses communes seraient liées au massacre de plusieurs civils survenu le 07 décembre de l'année dernière. Les autorités attribuent ces faits aux rebelles de l'AFC/M23. Les investigations visent à établir les circonstances des événements, à identifier les victimes et à déterminer les responsabilités éventuelles.
La mission d'enquête s'est également penchée sur le bombardement ayant fait plus de 50 morts dans le territoire de Fizi, dans la nuit du 07 au 08 juillet de cette année. Les enquêteurs entendent réunir les éléments de preuve nécessaires afin d'éclairer les circonstances de cette attaque.
S'exprimant sur ces différents dossiers, l'auditeur militaire supérieur du Sud-Kivu, le colonel magistrat Kumbu Ngoma, a annoncé l'ouverture d'enquêtes judiciaires visant certains cadres de l'AFC/M23, dont Bertrand Bisimwa, ainsi que d'autres personnes. Il a précisé que ces procédures permettront d'établir les faits et les responsabilités conformément à la loi.
Le colonel magistrat Kumbu Ngoma a rassuré que l'auditorat militaire poursuivra les investigations jusqu'à leur terme afin de faire toute la lumière sur ces événements. Les personnes visées par ces enquêtes bénéficient toutefois de la présomption d'innocence tant qu'aucune décision définitive n'a été rendue par une juridiction compétente.
Joël Heri Budjo