Le gouverneur de Daniel Bumba a annoncé, jeudi 14 mai, la création envisagée d’au moins 5 000 emplois dans le cadre de la réforme de l’administration fiscale de Kinshasa. Cette déclaration a été faite lors du lancement d’un atelier technique consacré à la validation des projets de textes relatifs à cette réforme ainsi qu’à la mise en œuvre d’un nouveau dispositif institutionnel.
Selon une dépêche de la cellule de communication du gouvernorat, cet atelier vise à valider le cadre institutionnel, juridique, organisationnel et opérationnel de la réforme de l’administration des recettes de la capitale, avec pour objectif d’améliorer durablement la mobilisation des ressources urbaines.
Dans son allocution d’ouverture, l’autorité urbaine a appelé les participants à s’impliquer pleinement dans ce processus afin d’accroître les recettes de la ville, de garantir davantage de transparence dans leur collecte et de soutenir le développement de la capitale congolaise. Le gouverneur a assuré que cette réforme ne conduirait pas à des suppressions d’emplois, mais qu’elle devrait, au contraire, favoriser la création d’au moins 5 000 postes.
La réforme repose principalement sur la création de deux nouvelles régies financières : la Direction générale des recettes fiscales de Kinshasa (DGRFK) et la Direction générale des taxes de Kinshasa (DGTK). La première sera chargée de l’assiette, du contrôle, du recouvrement et du contentieux des impôts provinciaux. La seconde s’occupera de l’ordonnancement, du recouvrement et du contentieux des taxes, droits et redevances.
Le gouvernorat précise que cette initiative intervient après plusieurs évaluations institutionnelles menées au sein de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK). Ces audits ont mis en évidence plusieurs contraintes structurelles, notamment la concentration des missions fiscales et non fiscales au sein d’une même entité, l’insuffisance de spécialisation des services, la persistance de procédures manuelles favorisant les fuites de recettes ainsi que l’absence de traçabilité des opérations financières.
Face à ces dysfonctionnements, l’exécutif provincial entend engager des réformes structurelles destinées à moderniser le système urbain de mobilisation des recettes. L’atelier devra notamment examiner les projets d’arrêtés portant création de la DGRFK et de la DGTK, les projets de règlements d’administration ainsi que les cadres organiques des nouvelles régies.
Les participants seront également appelés à valider la feuille de route de mise en œuvre de la réforme, à définir les mécanismes de migration institutionnelle, administrative, financière et du personnel, mais aussi à proposer des mécanismes de digitalisation et de traçabilité des opérations financières.
En marge de ces travaux, le Comité de pilotage de la réforme, institué par arrêté du gouverneur de la ville, sera chargé d’assurer l’exécution effective du plan de migration vers les nouvelles structures de collecte des recettes urbaines.
Gloire Malumba