La République Démocratique du Congo pourrait se doter dans un avenir proche d’une loi portant création du « Fonds Souverain de la RDC » en sigle FSRDC. Il s’agit d’un outil stratégique destiné à renforcer la souveraineté économique et financière du pays. Cette proposition de loi a été déposée au bureau de l'Assemblée Nationale le 09 juin 2026 à Kinshasa par le député Luwansangu Muheta Paul Delacroix.
« Ce fonds aura pour mission principale de mobiliser et d’investir des capitaux à long terme dans les infrastructures, l’industrialisation, l’innovation et les secteurs porteurs de croissance », explique son initiateur.
A l’en croire, le FSRDC a plusieurs avantages car il va contribuer à la diversification de l’économie congolaise afin de réduire sa dépendance aux matières premières et de favoriser la création d’emplois durables.
« Le FSRDC constituera également une réserve financière destinée à préserver une partie des richesses nationales au bénéfice des générations futures. Le fonds intégrera un mécanisme de stabilisation budgétaire permettant d’atténuer les effets des crises économiques et de la volatilité des marchés des ressources naturelles », ajoute le député professeur Luwansangu Muheta Paul Delacroix, élu de l'UDPS/Tshisekedi de la circonscription électorale de Masi-Manimba, province du Kwilu.
A lui de souligner : « Organisé sous la forme d’une société anonyme à capitaux publics, il sera détenu à 100% par l’État congolais tout en bénéficiant d’une autonomie financière et opérationnelle. Ses ressources proviendront notamment des revenus de ses investissements, de certains fonds publics existants, d’une partie des ressources des caisses de sécurité sociale et des superprofits miniers reversés à l’État ».
Cette proposition de loi prévoit une gouvernance professionnelle fondée sur l’indépendance du conseil d’administration, la compétence des dirigeants et le respect des principes de Santiago applicables aux fonds souverains. Le FSRDC pourra investir aussi bien en RDC qu’à l’étranger afin d’attirer des capitaux internationaux et de maximiser les rendements de ses actifs.
Autre particularité de cette proposition de loi, c’est l’instauration « des mécanismes stricts de transparence, d’audit, de contrôle parlementaire et de reddition des comptes pour garantir une gestion rigoureuse du patrimoine national ».
Cette proposition de loi sur le FSRDC pourrait être débattue avant la fin de la session de mars à la chambre basse du parlement comme le souhaite son initiateur.
Pacheco Kavundama