La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a publié un communiqué dans lequel elle condamne fermement les déclarations attribuées à l’UDPS, accusant l’opposition de préparer des violences à l’occasion de la marche annoncée pour le 8 juillet 2026.
Dans son communiqué, la coalition rejette catégoriquement ces allégations, qu’elle qualifie de « mensongères » et politiquement motivées.
« Ces accusations ne trompent personne. Elles s’inscrivent dans une stratégie consistant à inventer un danger pour justifier une répression planifiée », affirme la C64.
Selon l’organisation, ces déclarations participeraient à une dynamique de tensions politiques croissantes dans le pays, marquée par des discours de haine et des intimidations contre les figures de l’opposition.
La C64 évoque une série d’événements récents qu’elle considère comme préoccupants, notamment : des campagnes de haine attribuées à des membres de la majorité politique et à certains leaders religieux, des appels publics à la violence contre des opposants, la répression d’une manifestation en juin 2026, des actes d’intimidation politique, ainsi que des restrictions de déplacement visant certaines figures de l’opposition.
Parmi ces cas, la coalition cite notamment le retrait du passeport de l’opposant Delly Sesanga, qu’elle considère comme une mesure arbitraire.
Une marche présentée comme « strictement pacifique »
La Coalition Article 64 insiste sur le caractère pacifique de la marche prévue le 08 juillet 2026, qu’elle présente comme une mobilisation citoyenne en défense de la Constitution.
« La marche du 8 juillet 2026 n’est dirigée contre aucune représentation diplomatique ni aucun État étranger », précise le communiqué.
L’organisation affirme que cette mobilisation vise principalement à : défendre la Constitution, s’opposer à toute tentative de « coup d’État constitutionnel », rejeter un éventuel référendum perçu comme un contournement des règles constitutionnelles, et s’opposer à toute initiative visant un troisième mandat jugé anticonstitutionnel.
La C64 rappelle que les démarches administratives liées à cette marche auraient été respectées conformément à l’article 26 de la Constitution, qui encadre les manifestations publiques.
Elle appelle les citoyens à participer dans le calme et la discipline.
« Notre force réside dans notre civisme ; notre victoire résidera dans notre attachement à la Constitution », souligne la coalition.
Dans la dernière partie de son communiqué, la coalition met en garde contre d’éventuelles provocations susceptibles de dégénérer en violences lors de la marche.
Elle appelle également la communauté internationale, les organisations régionales et les missions diplomatiques à suivre de près la situation politique en RDC.
Ce communiqué intervient dans un contexte de fortes tensions politiques en République Démocratique du Congo, où les relations entre pouvoir et opposition restent marquées par des accusations réciproques, des restrictions de libertés et des mobilisations annoncées dans plusieurs villes du pays.
Diddy Mastaki