Dans l’est de la République démocratique du Congo, la situation sécuritaire reste préoccupante dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, où des affrontements armés ont fait plusieurs victimes.
Selon des sources de la société civile locale, un accrochage a opposé, le 27 mars 2026, des éléments des VDP Wazalendo fidèles au général autoproclamé Mayele à des combattants présentés comme des infiltrés Twiganeho, alliés à la rébellion du M23, accusée d’être soutenue par le Rwanda. Les combats se sont déroulés dans le village de Lufunda, dans le secteur de Tanganyika.
Un bilan provisoire fait état de sept morts parmi les combattants wazalendo. La société civile indique également que quatorze vaches appartenant à des éleveurs de la communauté Banyamulenge ont été emportées lors de l’incident.
« Cet accrochage a occasionné un déplacement massif de la population locale fuyant les représailles », a déclaré Me Jacques Alimasi, président territorial de la société civile, dénonçant une détérioration de la situation sécuritaire et appelant les parties au respect du cessez-le-feu.
La montée des violences suscite des inquiétudes quant à une extension du conflit vers des intérêts communautaires dans cette zone déjà fragilisée par des tensions récurrentes.
Dans la localité voisine de Minembwe, un calme précaire était observé ce samedi matin, selon des sources locales, qui saluent par ailleurs le comportement des forces armées congolaises (FARDC) sur le terrain.
Parallèlement, des mouvements de repli ont été signalés du côté des rebelles du M23 dans certaines zones du Nord-Kivu, notamment à Kipese, dans le territoire de Lubero, ainsi que dans le territoire voisin de Walikale.
La situation demeure volatile dans l’ensemble de la région, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux violences armées.
La Rédaction