Une accalmie précaire s'installe dans le territoire de Kabare. Ce mercredi 10 juin, la vie reprend lentement son cours dans les villages de Mbayo et Kamakombe, au lendemain de violents combats entre les rebelles de l'AFC/M23 et les miliciens Wazalendo.
Bien que la peur reste palpable au sein de la population, la réouverture des structures locales est effective.
« Les activités ont repris. Les enfants ont pu se rendre à l'école pour passer leurs examens et des femmes ont repris le chemin des champs, malgré la crainte d'une reprise des hostilités », rapportent des sources locales.
La veille, le mardi 09 juin, les affrontements qui ont éclaté dès l'aube pour se poursuivre tard dans la soirée ont totalement paralysé la région. Les commerces sont restés fermés et les écoles ont dû interrompre leurs cours. Cette flambée de violence à Mbayo et Kamakombe ne constitue pas un cas isolé : elle survient tout juste une semaine après les combats signalés à Kafurumaye, à proximité du parc national de Kahuzi-Biega.
Cette instabilité sécuritaire suscite de vives inquiétudes à la veille du lancement du Test National de Sélection et d'Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP). Les acteurs de la société civile locale redoutent que la persistance des tensions ne vienne perturber le déroulement de ces épreuves cruciales, qui sanctionnent la fin du cycle d'orientation pour des milliers d'élèves.
Gloiredo Ngise