La commune de Mangina, dans le territoire de Beni, s'enfonce davantage dans l'insécurité. Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) a fait près d'une dizaine de morts parmi les civils dans la soirée du mercredi 15 juillet 2026, moins de vingt-quatre heures après une précédente incursion meurtrière dans la même agglomération.
Selon plusieurs sources locales, l'attaque a débuté par des tirs ciblés contre des habitants. Dès les premières minutes, plusieurs personnes ont été grièvement blessées par balles avant que le bilan provisoire ne fasse état d'une dizaine de civils tués.
Les assaillants ont également incendié plusieurs maisons d'habitation ainsi que des motos, accentuant les pertes matérielles et la psychose au sein de la population.
Face à cette nouvelle vague de violence, de nombreuses familles ont fui leurs domiciles en pleine nuit pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres, craignant de nouvelles incursions des combattants.
Cette attaque intervient moins de 24 heures après une autre offensive dans la même cité, qui avait déjà coûté la vie à quatre civils, confirmant une recrudescence des violences dans cette partie du territoire de Beni.
La société civile locale exprime une vive inquiétude face à ce qu'elle considère comme une installation progressive des ADF dans la région. Elle appelle les autorités militaires et sécuritaires à renforcer les opérations afin d'empêcher les rebelles de poursuivre leurs attaques contre les populations civiles.
Depuis le début de la semaine, Mangina apparaît comme un nouveau foyer d'insécurité, les combattants des ADF multipliant les incursions meurtrières dans cette cité stratégique.
La semaine dernière déjà, le groupe armé avait tué d'autres civils dans deux quartiers situés à l'extrême Nord-Ouest de la ville de Beni. Dans la nuit du mardi 14 juillet, quatre autres personnes avaient encore été tuées à Mangina, malgré les alertes répétées des forces vives locales signalant des mouvements suspects des rebelles sur cet axe.
Autrefois considérée comme une voie alternative reliant Beni à Kisangani, notamment après la dégradation de la situation sécuritaire sur la Route nationale n°4, la région de Mangina semble désormais devenir l'un des principaux terrains d'action des ADF, faisant craindre une aggravation de la crise sécuritaire dans le Grand Nord du Nord-Kivu.
Diddy Mastaki