Un félin en liberté dans la localité d'Okondo (Territoire de Walikale) sème la panique parmi les habitants. Après une deuxième attaque sur le bétail dimanche 19 juillet 2026, au cours de laquelle une chèvre a été devorée, les craintes des résidents se confirment : tous redoutent désormais une confrontation directe avec l'animal.
Cette psychose a des répercussions immédiates sur le quotidien des ménages. Le chef de groupement Wassa, Mwami Katiabo Mayani Henri Serge, tire la sonnette d'alarme. Selon lui, de nombreux agriculteurs ont tout simplement décidé d'abandonner leurs travaux champêtres, pourtant principale source de subsistance de la région.
« La présence de ce léopard est aujourd'hui une véritable source d'insécurité pour notre population. Les habitants n'osent plus se rendre dans leurs champs, de peur de rencontrer cet animal sauvage », déplore l'autorité coutumière.
Dans une entité où l'agriculture constitue l'activité économique centrale, l'abandon progressif des terres risque de se payer au prix fort. Mwami Katiabo Mayani alerte sur les conséquences économiques et sanitaires à venir, prévenant qu'une crise alimentaire majeure menace le territoire dans les prochaines semaines si la population reste terrée chez elle.
« Si les cultivateurs continuent à rester chez eux, nous risquons de faire face à une crise alimentaire. Les familles vivent essentiellement de l'agriculture et cette peur empêche déjà plusieurs personnes de travailler leurs terres », prévient-il.
Face à cette double menace humaine et environnementale, le chef coutumier lance un appel pressant aux organisations chargées de la protection de la faune et de l'environnement. Il demande une intervention rapide pour capturer le léopard en toute sécurité et le relocaliser dans son habitat naturel, notamment vers le Parc national de Maiko, situé à proximité.
Selon lui, une prise en charge urgente permettrait à la fois de sécuriser les habitants, de protéger cet animal sauvage et d'éviter que de nouveaux incidents ne surviennent dans la région.
Gloiredo Ng'ise