A l’occasion de la Journée Internationale de la Paix, célébrée chaque année le 21 septembre, l’Union des Femmes des Médias pour la Paix au Sud de la province du Sud-Kivu appelle les différentes composantes de la société à renforcer leurs efforts en faveur d’une paix durable dans la province, particulièrement dans la ville d’Uvira.
Célébrée cette année sous le thème « Investir dans la paix : pour tous, partout, chaque jour », cette journée constitue, selon l’UFMP Sud, Sud-Kivu, une occasion de rappeler que la paix ne se limite pas à l’absence de conflits ou de violences. Elle doit également se traduire par la sécurité, la cohésion sociale, le respect de la dignité humaine, le dialogue et la possibilité pour chaque personne de participer à la vie de sa communauté.
D’après l’UFMP, dans un contexte marqué par les conséquences des violences et les déplacements de populations au Sud-Kivu, investir dans la paix doit devenir une responsabilité collective. L’organisation estime que les efforts de paix doivent être poursuivis aussi bien au niveau institutionnel que dans les quartiers, les familles, les écoles, les communautés religieuses et les organisations de la société civile.
L’UFMP appelle notamment les acteurs communautaires à privilégier le dialogue et les mécanismes pacifiques de résolution des conflits, tout en renforçant les initiatives favorisant la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les différentes communautés.
Selon l’organisation, une attention particulière doit également être accordée aux femmes et aux jeunes, qui doivent être davantage associés aux initiatives de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix. Pour l’UFMP, leur participation ne devrait pas se limiter à la sensibilisation, mais également s’étendre aux espaces où sont prises les décisions concernant la paix et la sécurité dans les communautés.
L’UFMP encourage par ailleurs les médias et les professionnels de l’information à continuer de jouer leur rôle dans la construction de la paix. D’après l’organisation, les journalistes peuvent contribuer à réduire les tensions en privilégiant une information vérifiée, responsable et respectueuse des différentes communautés, tout en luttant contre la désinformation, les discours de haine et les messages susceptibles d’alimenter les divisions.
Elle appelle également les habitants à faire de la paix une responsabilité quotidienne. Selon elle, cela passe notamment par le refus de la violence, le respect des différences, l’écoute de l’autre, la vérification des informations avant leur partage et la promotion des messages qui favorisent la compréhension entre les membres de la communauté.
Pour cette organisation féminine, investir dans la paix signifie aussi investir dans les conditions qui permettent aux populations de vivre dignement. L’organisation encourage ainsi les initiatives en faveur de l’accès à l’éducation, de la protection des personnes vulnérables, de l’autonomisation des femmes et des jeunes ainsi que de la prise en compte des besoins des communautés affectées par les crises.
Dans cette perspective, l’UFMP appelle les autorités, les organisations de la société civile, les médias, les leaders communautaires et religieux, les jeunes, les femmes ainsi que l’ensemble de la population à conjuguer leurs efforts pour prévenir les divisions et renforcer la confiance au sein des communautés.
« La construction d’une paix durable ne peut pas être l’affaire d’un seul acteur. Elle nécessite un engagement collectif et quotidien, car chaque geste en faveur du dialogue, de la tolérance, de la solidarité et de la cohésion sociale peut contribuer à consolider la paix dans les communautés. », conclut-elle.
L’UFMP Sud, Sud-Kivu réaffirme son engagement à poursuivre ses actions en faveur de la paix, de la cohésion sociale, du dialogue et de la participation des femmes dans les initiatives de prévention et de résolution pacifique des conflits.
Rédaction