Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a annoncé une enveloppe de 20 millions de dollars Américains destinée à soutenir l’opérationnalisation de la caisse nationale de péréquation, présentée comme un levier stratégique pour le financement des investissements publics et le développement des provinces.
Cette annonce a été faite jeudi 14 mai par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-botayi, lors de son audition devant le Sénat à la suite d’une question orale avec débat initiée par le sénateur Célestin Vunabandi. Au cours de la séance plénière, les échanges ont principalement porté sur la rétrocession des recettes dues aux provinces, l’opérationnalisation de la caisse nationale de péréquation ainsi que la gestion des biens Zaïrianisés.
Selon une dépêche de la cellule de communication du ministère des Finances, un atelier spécifique sera prochainement organisé afin de définir une stratégie globale pour la mise en œuvre de cette structure. Le comité d’orientation de la réforme des finances publiques (COREF) prépare déjà ces assises qui réuniront les différentes parties prenantes impliquées dans cette réforme jugée structurante.
Concernant la rétrocession des 40 % des recettes nationales revenant aux provinces, le ministre des Finances a rappelé les dispositions prévues par l’article 175 de la constitution ainsi que par la loi n°11/011 relative aux finances publiques. Il a précisé que l’État central peut, conformément au cadre légal en vigueur, retenir provisoirement une partie des rétrocessions en attendant le transfert effectif des charges correspondantes.
À travers ses réponses, Doudou Fwamba Likunde Li-botayi a défendu les efforts engagés par le Gouvernement sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi afin d’améliorer progressivement la gouvernance des finances publiques et de renforcer l’équité entre les provinces.
Les explications fournies n’ont toutefois pas dissipé toutes les préoccupations des sénateurs, plusieurs d’entre eux ayant souhaité approfondir le débat. En raison de l’agenda chargé de la chambre haute, une motion incidentielle adoptée en plénière a renvoyé la poursuite des échanges dans un délai de quarante-huit heures, dans un climat qualifié de républicain et serein.
Gloire Malumba