La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système éducatif. Le jeudi 29 janvier, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a officiellement lancé la digitalisation du contrôle physique des enseignants, une opération pilotée par la Direction nationale de contrôle et de la paie des enseignants (DINACOPE).
Cette réforme vise à mettre fin aux dysfonctionnements persistants qui affectent la gestion des effectifs enseignants, notamment les doublons, les agents fictifs et les retards récurrents dans le paiement des salaires. En remplaçant les procédures manuelles par des outils numériques, le ministère entend instaurer un système plus transparent, fiable et traçable.
Selon les responsables du secteur, la digitalisation du contrôle physique permettra d’identifier avec précision les enseignants réellement en service, de fiabiliser les bases de données et d’améliorer la planification budgétaire. À terme, cette réforme devrait garantir une meilleure régularité salariale et renforcer la confiance entre l’État et le corps enseignant.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan quinquennal 2024-2029, qui place les technologies de l’information et de la communication (TIC) au centre de la gouvernance scolaire. Elle traduit également la volonté des autorités de faire du numérique un levier stratégique pour améliorer la qualité de l’enseignement et l’efficacité de l’administration publique.
Le ministère souligne que cette transition du papier vers le numérique répond à la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, axée sur la modernisation des services publics et la promotion d’une nouvelle citoyenneté. En mettant l’enseignant et l’élève au cœur du dispositif, le gouvernement espère poser les bases d’un système éducatif plus performant, équitable et adapté aux exigences du XXIᵉ siècle.
Diddy Mastaki