Dans la province éducationnelle Nord-Kivu II, les enseignants affiliés à la Confédération Démocratique du Travail (CDT) menacent de boycotter la rentrée scolaire 2026-2027, si le Gouvernement de la RDC ne répond pas favorablement à leurs revendications.
Les membres de la CDT se sont réunis vendredi 14 octobre en ville de Butembo pour évaluer l'année scolaire 2025-2026. Ils ont dressé un bilan « négatif » pour le gouvernement Congolais concernant l’amélioration des conditions de vie des enseignants.
Des revendications restées sans suite
Après analyse des rapports des délégués, les participants ont constaté avec amertume que le gouvernement Congolais n’a répondu à aucune des revendications des enseignants.
Il s’agit entre autres du paiement intégral des salaires de toutes les Nouvelles Unités (NU) et des non-payés (NP); l’augmentation du salaire des enseignants à hauteur de 500 dollars Américains; la suppression des zones salariales; le virement des enseignants dans la fonction publique; une retraite honorable pour les enseignants ayant atteint l’âge avancé.
Une autre revendication concerne l’installation de la MESP (Mutuelle de Santé des Enseignants) dans les territoires de Beni et Lubero ainsi que la prise en charge des enseignants et de leurs dépendants.
Ultimatum avant le 1er septembre
La CDT déplore « l’insensibilité » du gouvernement Congolais malgré les loyaux services rendus par les enseignants à la nation. Elle exige la satisfaction de toutes ces revendications avant la rentrée scolaire 2026-2027.
Les enseignants avertissent qu’au cas où le gouvernement ne prendrait pas en compte leur désidérata avant le 1er septembre, ils ne pourront pas garantir le bon déroulement des cours.
La Convention Démocratique du Travail appelle le gouvernement congolais, les partenaires de l’éducation et toute la communauté à prendre leurs responsabilités pour éviter toute perturbation des activités scolaires.
Martin Leku