Le banc syndical scientifique de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) menace de boycotter la rentrée académique 2026-2027 si le gouvernement ne répond pas à ses revendications. La décision a été annoncée mardi 13 octobre à Kinshasa, à l’issue d’une rencontre réunissant plusieurs organisations syndicales du secteur, qui réclament notamment la reprise des inscriptions en thèse et la soutenance des DEA dans le cadre du système PADEM.
Parmi les principales revendications figure la convocation du Comité permanent interministériel chargé du suivi des accords conclus entre le gouvernement et les syndicats de l’ESU. Les représentants du corps scientifique attendent des autorités des mesures concrètes pour répondre à leurs préoccupations, notamment celles liées à la poursuite des études doctorales.
Prenant la parole au nom du banc syndical, le chef des travaux Bernard Aleta, rapporteur du Banc Syndicat de l’ESU, a dénoncé la suspension des inscriptions en thèse et de la défense des Diplômes d’études approfondies (DEA). Selon lui, cette mesure prise par la ministre de l’ESU porte atteinte aux dispositions réglementaires en vigueur et compromet la carrière des membres du corps scientifique.
Il s’appuie notamment sur le décret n° 22/39 du 6 décembre 2022, particulièrement son article 11, alinéa 3, qui prévoit, selon son interprétation, le maintien du système antérieur pour les étudiants déjà engagés dans leur parcours, jusqu’à la fin de leur formation.
« La suspension des inscriptions en thèse et de la défense des DEA viole délibérément les dispositions du décret et nuit gravement à la carrière du corps scientifique de la République Démocratique du Congo », a déclaré Bernard Aleta.
Face à cette situation, le banc syndical exige, d’une part, la convocation du comité permanent interministériel chargé du suivi des accords et, d’autre part, l’autorisation de poursuivre les inscriptions en thèse ainsi que les défenses des DEA relevant du système PADEM, conformément aux dispositions réglementaires invoquées.
En l’absence d’une réponse favorable du gouvernement, les syndicats annoncent des actions concrètes à partir du lundi 26 octobre 2026, pouvant aller jusqu’au boycott de la rentrée académique 2026-2027.
Cette menace fait peser un risque de perturbation sur les activités académiques dans les établissements d’enseignement supérieur et universitaire du pays. L’évolution du dossier dépendra notamment de la réponse des autorités aux revendications formulées par les représentants du corps scientifique.
À ce stade, aucune réaction du gouvernement ni de la ministre de l’ESU n’est mentionnée dans les éléments disponibles.
Joël Heri Budjo