Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) lance, à partir de ce mercredi 23 septembre 2026, une campagne nationale de désarmement civil volontaire. L’opération, prévue jusqu’au 22 décembre, vise à réduire la détention et la circulation illicites des armes légères et de petit calibre sur le territoire national.
Annoncée dans un communiqué officiel rendu public mardi 22 septembre par le ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, la campagne sera déployée dans six zones stratégiques : la ville-province de Kinshasa, le Kongo-Central, la Tshopo, l’espace du Grand Équateur, l’espace du Grand Kasaï et la province du Tanganyika.
Le dispositif prévoit que toute personne détenant illicitement une arme puisse la remettre volontairement aux autorités compétentes. En contrepartie, les participants bénéficieront notamment de l’anonymat total, d’une amnistie judiciaire ainsi que d’une contrepartie matérielle selon l’approche dite « arme contre objet de développement ».
À travers cette opération, le gouvernement entend prévenir la violence armée, lutter contre la prolifération des armes illicites et renforcer la sécurité des populations. La campagne s’inscrit, selon les autorités, dans les efforts engagés pour consolider durablement la paix sur l’ensemble du territoire national.
La mise en œuvre est notamment confiée à la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre et de réduction de la violence armée (CNC-ALPC), placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières.
Le gouvernement demande aux autorités provinciales et locales, aux responsables communautaires, religieux et coutumiers, ainsi qu’aux organisations de la société civile et aux autres forces vives de la nation, d’accompagner l’opération et de participer à la sensibilisation des populations.
Les médias publics et privés sont également appelés à assurer une large diffusion des messages et informations relatifs à la campagne, afin de favoriser la mobilisation des personnes concernées.
À travers cette campagne, les autorités invitent enfin les détenteurs illégaux d’armes à les remettre volontairement, en présentant cette démarche comme une contribution à la paix et à la sécurité des communautés.
Gloire Malumba