Un appel à la vigilance circule face à la diffusion d’un discours du président Kényan William Ruto présenté comme hostile aux ressortissants Burundais au Kenya. Son auteur estime que cette rhétorique ne serait pas spontanée, mais alimentée par des acteurs extérieurs dans le but d’affaiblir l’intégration Africaine, surtout dans le contexte diplomatique et sécuritaire tendu dans la sous-région suite aux accrochages entre le Rwanda et la RDC avec le soutien Burundais.
Le débat autour des relations entre communautés Africaines prend une nouvelle dimension au Kenya, où des voix appellent la population à ne pas céder aux discours xénophobes visant les ressortissants Burundais.
Dans une déclaration au ton particulièrement ferme, l’auteur soutient que la campagne xénophobe présumée contre les Burundais « n’est pas organique », affirmant qu’elle serait plutôt soutenue par des intérêts extérieurs.
L’intégration Africaine au cœur des inquiétudes
Selon cette analyse, les tensions sociales dans les grandes puissances régionales Africaines pourraient avoir des répercussions bien au-delà de leurs frontières.
Le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud sont présentés comme des pôles politiques et économiques majeurs dont la stabilité joue un rôle important dans les dynamiques d’intégration du continent.
L’auteur établit notamment un lien entre cette question et plusieurs évolutions géopolitiques récentes, parmi lesquelles l’adhésion de l’Afrique du Sud aux BRICS, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ainsi que les efforts d’intégration au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).
« Les Kényans doivent être vigilants »
L’argument avancé est que l’exacerbation des tensions communautaires pourrait fragiliser la cohésion sociale dans les pays considérés comme stratégiques pour l’intégration continentale.
L’auteur appelle ainsi les Kényans à faire preuve de discernement et à ne pas se laisser entraîner dans une dynamique de rejet des étrangers.
« Kenyans should be Smat. Don’t fall for it », conclut-il, invitant la population à ne pas tomber dans ce qu’il présente comme une tentative de manipulation.
Toutefois, les affirmations concernant l’implication d’agences de renseignement étrangères demeurent, dans cette déclaration, des accusations non documentées. Elles doivent donc être considérées comme la position de leur auteur et non comme des faits établis.
Diddy Mastaki