La situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo s’est invitée au centre des débats Européens lors du dernier Conseil des Affaires étrangères de l’Union Européenne. À cette occasion, le ministre Belge des Affaires étrangères a lancé un avertissement clair : la crise à l’est de la RDC ne doit en aucun cas devenir un « conflit oublié ».
S’exprimant devant ses homologues Européens, le chef de la diplomatie Belge a dressé un tableau alarmant d’une région en proie à une instabilité persistante, marquée par des violences armées et de graves atteintes aux droits humains. Il a particulièrement insisté sur l’ampleur des violences sexuelles, qualifiées de massives, qui continuent d’affecter les populations civiles, en particulier les femmes et les enfants.
Face à cette situation jugée extrêmement préoccupante, la Belgique a plaidé pour une réponse européenne plus ferme et plus rapide. Selon le ministre, l’Union Européenne doit renforcer son engagement politique et humanitaire afin d’apporter une protection accrue aux civils et de soutenir les efforts visant à stabiliser durablement la région.
Parmi les mesures concrètes évoquées, la réouverture de l’aéroport de Goma à des fins strictement humanitaires a été mise en avant comme une priorité. Cette infrastructure est considérée comme essentielle pour faciliter l’acheminement de l’aide d’urgence et permettre une meilleure prise en charge des victimes du conflit.
Le ministre Belge a également souligné l’importance d’un cessez-le-feu effectif, du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, ainsi que d’un engagement Européen cohérent en faveur de la paix. Pour Bruxelles, seule une implication plus déterminée de l’Union Européenne pourra contribuer à éviter une aggravation de la crise et à redonner de l’espoir aux populations durement touchées par des années de violences.
Diddy Mastaki