Dans une tribune au ton particulièrement virulent publiée le 1er février 2026, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, s’en est pris frontalement à ce qu’il qualifie de « traîtres » et de « ligue de frustrés » accusés, selon lui, de pactiser avec une rébellion étrangère et de livrer le pays à la violence.
Intitulée « Le crépuscule des traîtres », cette tribune évoque une alliance clandestine opérant à Goma et à Bukavu, que l’auteur accuse d’instrumentaliser le patriotisme pour masquer des ambitions personnelles et des intérêts égoïstes. Julien Paluku dresse un parallèle historique entre la fin du régime de Mobutu, la période de transition et l’actuelle République Démocratique du Congo, estimant que le même schéma de manipulation se répète : « agir au nom du peuple pour mieux le trahir ».
Dans un registre à la fois politique et lyrique, l’ancien gouverneur du Nord-Kivu affirme que les acteurs de ces manœuvres seraient aujourd’hui rattrapés par leurs propres contradictions, dans un contexte sécuritaire marqué par le chaos et la violence persistante dans l’est du pays. Il évoque notamment des recrutements suivis d’exécutions sommaires, présentées comme le symbole de l’échec moral et stratégique de ces mouvements.
La tribune se conclut par un poème, « Le bal des naufragés », dans lequel Julien Paluku insiste sur l’idée que cette rébellion serait « la dernière à ensanglanter le sol congolais ». Il y décrit la frustration comme le moteur principal de la trahison et annonce, de manière quasi prophétique, l’effondrement inévitable de ceux qui, selon lui, ont choisi de « vendre l’État ».
À travers ce texte, le ministre envoie un message politique clair : la trahison, affirme-t-il, a un prix, et l’histoire finira par juger ceux qui se sont retournés contre la nation.
Diddy Mastaki