La République Démocratique du Congo a officialisé sa décision de présenter un candidat au poste de secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), se positionnant ainsi face à la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un troisième mandat consécutif.
L’annonce a été faite vendredi 30 janvier à l’issue du Conseil des ministres, selon le compte rendu du gouvernement Congolais. À travers cette initiative, Kinshasa affirme sa volonté de peser davantage dans les instances de la Francophonie, tout en contestant la reconduction successive de la direction actuelle de l’organisation.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte diplomatique tendu entre la RDC et le Rwanda, marqué notamment par les accusations de Kinshasa contre Kigali concernant son implication présumée dans l’insécurité persistante dans l’Est Congolais. Sans l’exprimer explicitement, la décision congolaise apparaît aussi comme un signal politique adressé à la communauté francophone internationale.
En poste depuis 2019, Louise Mushikiwabo avait obtenu un second mandat en 2022, une reconduction qui avait déjà suscité des débats au sein de l’OIF. Sa candidature pour un nouveau mandat relance la question de l’alternance à la tête de l’institution, un principe que la RDC estime nécessaire pour préserver l’équilibre et la crédibilité de l’organisation.
En présentant son propre candidat, la RDC entend défendre une vision de la Francophonie davantage en phase avec les attentes des États membres africains, tout en revendiquant un rôle plus central au sein d’un espace linguistique et politique où elle figure parmi les pays comptant le plus grand nombre de locuteurs Francophones.
Diddy Mastaki