L’Église du Réveil du Congo (ERC) est montée au créneau à travers un communiqué officiel publié le 04 mai 2026 à Kinshasa, dans un contexte de débats persistants autour de la Constitution du 18 février 2006.
Dans ce document signé par le révérend Emmanuel Kazadi Tshishiku, l’organisation religieuse indique avoir, « à l’occasion d’une matinée d’échanges sur l’état de la Nation », lancé « un appel citoyen à la conscientisation en faveur du changement de la constitution actuelle ».
Cette prise de position, selon l’ERC, a suscité de nombreuses réactions dans l’espace public, notamment dans les médias et sur les réseaux sociaux. Toutefois, l’Église déplore des excès dans la conduite de ces échanges.
« Malheureusement, ce débat s’est accompagné de dérives inacceptables, allant jusqu’à des propos discourtois, des actes de diffamation et des insultes proférées à l’endroit des leaders et des Représentants Légaux de l’Église du Réveil ».
Face à cette situation, l’ERC rappelle son attachement aux principes fondamentaux de coexistence pacifique et de responsabilité citoyenne.
« L’Église du Réveil du Congo tient à rappeler qu’elle défend fermement les valeurs de paix, de tolérance et de citoyenneté responsable, et condamne toute forme de violence verbale dans le débat public », indique l'ERC.
Dans un ton ferme, l’organisation prévient également qu’elle n’exclut pas des actions judiciaires contre les auteurs de propos jugés offensants ou diffamatoires.
Face à ce déviationnisme dont se sont rendus coupables certains acteurs politiques et sociaux, l’Église du Réveil du Congo se réserve le droit de saisir les instances judiciaires compétentes afin de faire valoir ce que de droit et de protéger l’honneur de ses dirigeants.
Ce communiqué intervient dans un climat politique marqué par des discussions sensibles sur une éventuelle révision de la Constitution, un sujet qui continue de diviser l’opinion publique congolaise.
Diddy Mastaki