Le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Teddy Molendo Sakombi, s’exprimait pour la deuxième fois devant l’Assemblée nationale afin de répondre aux préoccupations soulevées le 13 mai dernier par l’élue du territoire de Nyiragongo, dans la province du Nord-Kivu.
Les échanges ont porté notamment sur le faible taux d’accès à l’électricité, le financement de nouvelles centrales hydroélectriques et les perspectives d’amélioration de la desserte énergétique à travers le pays.
Reconnaissant les difficultés persistantes du secteur, le ministre a évoqué les avancées réalisées ainsi que la stratégie gouvernementale visant un accès universel à l’électricité, à travers l’augmentation de l’offre énergétique et l’extension accélérée du réseau électrique.
Prenant la parole à la clôture des débats, Mme Bazizane a appelé le gouvernement à « réhabiliter urgemment les infrastructures de production hydroélectrique afin d’améliorer le taux actuel de desserte en énergie électrique du pays ».
L’élue de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a également recommandé l’inscription, dans le projet de loi de finances 2027, de nouveaux projets de centrales hydroélectriques et solaires dans différentes provinces afin de réduire le déficit énergétique national.
Elle a par ailleurs plaidé pour « la réduction du service de la dette par la révision des accords de financement, des contrats haute et moyenne tension ainsi que des tarifs haute tension indexés sur le cours du cuivre ».
Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a regretté que l’électricité demeure « un luxe plutôt qu’un service public accessible à tous ».
« Cette réalité nous impose d’aller au-delà des annonces et d’accélérer les réformes structurelles, l’entretien des réseaux, les investissements dans les infrastructures et l’extension du service à la majorité de nos populations », a-t-il déclaré.
Selon les chiffres présentés lors des débats, seulement 21,5 % de la population congolaise a actuellement accès à l’électricité, contre 9 % en 2019, malgré l’immense potentiel hydroélectrique du pays.
Le gouvernement congolais ambitionne d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2040 grâce à une nouvelle politique énergétique axée sur le développement des infrastructures et l’élargissement du réseau national.
Daudi Amin et Pacheco Kavundama