Depuis lundi 13 juillet 2026, le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a officiellement lancé à Kinshasa les Conférences de performance consacrées à l'élaboration du projet de loi de finances (PLF) 2027. Organisées pendant dix jours, ces assises marquent une étape déterminante dans la réforme des finances publiques en République Démocratique du Congo. Elles constituent également la dernière phase préparatoire avant l'entrée en vigueur du budget-programme, prévue le 1er janvier 2028.
Selon une dépêche de la cellule de communication du ministère du Budget, ces conférences réunissent les responsables des administrations publiques afin d'affiner leurs objectifs stratégiques, leurs indicateurs de performance et leurs prévisions budgétaires, en vue de la préparation du PLF 2027.
Dans son discours d'ouverture, Adolphe Muzito a insisté sur la nécessité de poursuivre avec rigueur la réforme des finances publiques afin de réussir la transition vers le budget-programme.
« Les grandes réformes de l'État ne se décrètent pas ; elles se construisent avec méthode, rigueur et persévérance. Elles reposent sur des institutions fortes, une administration responsable ainsi qu'une culture permanente de la performance », a déclaré le ministre du Budget.
Pour lui, les conférences de performance constituent désormais un levier essentiel de cette transformation.
« Elles traduisent la volonté collective de faire du budget non plus un simple instrument de dépenses, mais un véritable outil de développement, de régulation et de création de valeur publique au service de nos concitoyens », a-t-il souligné.
Le Vice-Premier ministre a également mis en avant le caractère inédit de cette édition, qui enregistre une participation élargie des institutions publiques.
« L'année dernière, 21 ministères et secrétaires généraux avaient participé à cet exercice. Cette année, pour la première fois, les 43 ministères sectoriels, la Primature, les budgets annexes ainsi que les comptes d'affectation spéciale prennent part aux Conférences de performance. Cette évolution témoigne de l'appropriation progressive de la réforme par l'ensemble des institutions publiques. Elle marque surtout la dernière conférence de performance avant l'entrée en vigueur effective du budget-programme, à compter du 1er janvier 2028 », a-t-il expliqué.
Cette mobilisation de l'ensemble des ministères sectoriels, de la Primature, des budgets annexes et des comptes d'affectation spéciale traduit la montée en puissance de la réforme et la volonté du gouvernement de généraliser une gestion publique fondée sur les résultats et l'évaluation de la performance.
Prenant la parole au nom du Comité d'orientation de la réforme des finances publiques (COREF), son secrétaire exécutif, Godefroid Misenga, a réaffirmé le soutien des partenaires techniques et financiers à cette réforme.
« Monsieur le Vice-Premier ministre du Budget, partout où le destin vous a confié un mandat public, vous avez laissé des réformes durables. Aujourd'hui encore, nous sommes convaincus que vous conduirez à son terme cette réforme majeure afin de doter le pays d'une véritable culture de la performance et de l'obligation de rendre compte », a-t-il déclaré.
Enfin, la même source souligne que, la réforme des finances publiques s'inscrit dans la vision portée par le président de la République, Félix Tshisekedi, qui a fait de la modernisation de l'administration publique et de la culture de la performance l'un des axes prioritaires de son action. Elle est mise en œuvre sous la conduite du gouvernement dirigé par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, avec pour ambition de bâtir une administration plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers les résultats.
Gloire Malumba