Ce mercredi 15 juillet 2026 était une date limite à laquelle, le Rwanda était appelé à retirer ses troupes du sol Congolais conformément aux accords signés à Washington avec la RDC qui devrait à son tour neutraliser les FDLR. Sur le terrain, aucune avancée n’a été enregistrée des deux côtés et le mouvement AFC/M23 que soutient Kigali selon plusieurs rapports continue de conquérir ses espaces dans la province du Sud-Kivu et mener d’autres actes des massacres et tortures des civils dans le Nord-Kivu plus précisément dans la partie sud du territoire de Lubero.
Mardi 14 juillet 2026, lors d’une séance plénière à l’assemblée nationale à Kinshasa, le député national Muhindo Obedi Simisi a alerté l’opinion nationale et internationale sur ce qu’il qualifie de « crime contre l’humanité » dans plusieurs agglomérations de son fief électoral le territoire de Lubero. C’est notamment à Kitsombiro, Kirumba, Kaseghe, Luofu, Kanyabayonga, Alibongo, Mbongi, Miriki jusqu'aux rives du lac Édouard où des civils sont soumis à des actes inhumains, transformant le terroirs à un vertu le couloir de la mort.
« Dans tous les villages occupés, les hommes armés pénétrant dans les maisons à la tombée de la nuit, leur méthode est une sauvagerie inouïe, décapitation à la machette, au couteau, ils volent et violent nos mamans et enlèvent nos jeunes », alerte Muhindo Simisi Obedi.
Ce parlementaire explique que dans la nuit du 10 au 11 juillet 2026 à Kirumba quartier Kinahwa, en cellule du marché, où trois (03) personnes ont été décapitées parmi elles un grand infirmier de la zone et deux (02) femmes grièvement blessées. Dans la nuit du 09 juillet à kayna, neuf (09) autres personnes ont été massacrées de la même façon, ajoute ce parlementaire.
« La population se demande si Corneille Nangaa est-il vraiment Congolais car la souffrance dépasse l’entendement, ils ont osé dire que la date du 15 juillet pour leur retrait est fausse, ce n’est plus une rébellion mais une conquête annoncée avec le même mode opératoire de les ADF », déclare-t-il.
Devant ces violences, cet élu du territoire de Lubero, précise que les discours ne diffusent plus et exige des actes immédiats et sans faiblesse. Muhindo Simisi Obedi adresse plusieurs recommandations à toute la communauté pour que la population soit libérée et que les responsables des crimes répondent de leurs actes.
« Sur le plan international, nous demandons de saisir le conseil de sécurité pour un embargo total sur les armes et les minerais des zones occupées, multiplier des sanctions ciblées contre les responsables Rwandais et des combattants du M23 auteurs de crimes contre l’humanité et traduire le Rwanda devant la Cour Internationale de Justice », propose-t-il.
Sur le plan régional, il plaide pour la convocation d’un sommet extraordinaire pour confirmer l’agression Rwandaise et exiger le respect du cessez-le-feu et la mise en place d’un mécanisme conjoint de vérification, renforcée pour contrôler les mouvements des troupes et enfin activer immédiatement la force régionale pour protéger les civiles et sécuriser les accès routiers stratégiques.
Muhindo Simisi Obedi recommande au gouvernement Congolais de doter les Forces Armées de la RDC des moyens logistiques terrestres et aériens pour neutraliser les bastions ennemis. La sécurisation des civils et l’aide humanitaire d’urgence doivent également être mises en compte sans oublier l'ouverture des enquêtes judiciaires nationales pour crime de guerre et crime contre l'humanité contre tous les auteurs et leurs complices. Tel est le souhait de Muhindo Simisi Obedi qui demande également au président de la République Félix-Antoine Tshisekedi de poursuivre sans relâche la reconquête de la souveraineté de la RDC.
La rédaction