Le porte-parole du gouvernement Congolais, Patrick Muyaya, a fixé une ligne rouge concernant la participation des groupes rebelles au dialogue envisagé pour rechercher une issue à la crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Pour le ministre de la Communication et des Médias, la présence de Congolais autour de la table ne doit pas servir de relais aux positions de Kigali.
« Il ne faudrait pas qu’il y ait un Congolais qui vienne siéger dans ce dialogue-là pour défendre les thèses du Rwanda, l’ennemi », a tranché Patrick Muyaya.
Cette déclaration traduit la méfiance de Kinshasa à l’égard d’une éventuelle participation au dialogue de personnes ou de mouvements qui, selon le gouvernement, pourraient utiliser les discussions pour porter des revendications considérées comme alignées sur celles du Rwanda.
Le gouvernement Congolais entend ainsi distinguer la participation au dialogue en tant que composante Congolaise de ce qu’il considère comme une éventuelle instrumentalisation du processus au profit d’un État étranger.
La question de la représentation des différentes parties demeure dès lors l’un des enjeux sensibles du processus : qui peut participer, au nom de qui et avec quel mandat ?
Pour Kinshasa, le dialogue doit rester centré sur la recherche d’une solution congolaise à la crise et ne saurait devenir, selon les termes de Patrick Muyaya, une tribune permettant de défendre les « thèses du Rwanda ».
Diddy Mastaki