Le boulevard Ruwenzori figure parmi les espaces les plus fréquentés de la ville. Véritable carrefour commercial, cet axe concentre quotidiennement une importante activité économique, notamment autour du célèbre parking de Kasindi, où se croisent voyageurs, conducteurs, commerçants et autres usagers.
Cette forte affluence constitue cependant une source de préoccupation sanitaire particulière dans le contexte actuel de recrudescence des cas de maladie à virus Ebola, souche de Bundibugyo.
Sur place, les rassemblements sont fréquents et les contacts entre personnes restent particulièrement nombreux. Une situation qui, en période d’épidémie, peut compliquer les efforts visant à briser les chaînes de transmission, surtout lorsque les mesures de prévention ne sont pas systématiquement respectées.
Au parking de Kasindi et dans les environs du boulevard Ruwenzori, la recherche de clients par les transporteurs et autres acteurs du secteur donne régulièrement lieu à des scènes de forte proximité entre les personnes. Les voyageurs sont souvent sollicités dans un environnement où les contacts sont permanents, avec parfois peu de respect des mesures barrières recommandées pour limiter les risques de contamination.
Cette situation inquiète d’autant plus que la ville et le territoire de Beni ont déjà payé un lourd tribut lors de précédentes flambées de la maladie à virus Ebola.
Le boulevard Ruwenzori apparaît ainsi comme un espace qui mérite une attention particulière des équipes de riposte et des autorités sanitaires. Sa fréquentation importante, son activité commerciale et son rôle dans la circulation des voyageurs en font un point stratégique pour renforcer la sensibilisation et les mesures de prévention.
L’enjeu est notamment d'éviter que les activités quotidiennes de transport et de commerce ne deviennent des facteurs favorisant la propagation de la maladie.
Dans ce contexte, la sensibilisation des transporteurs, des rabatteurs, des commerçants, des voyageurs et de l’ensemble des usagers du parking de Kasindi apparaît essentielle.
À Beni, où la mémoire des précédentes victimes d’Ebola reste vive, la vigilance dans les lieux de forte concentration humaine constitue plus que jamais un impératif sanitaire.
Diddy Mastaki