Onze (11) zones de santé en République Démocratique du Congo ont atteint quarante-deux (42) jours sans notification de nouveaux cas de maladie à virus Ebola, a indiqué le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba Mulamba, lors de sa présentation devant la Représentation nationale sur l’évolution de la riposte contre la 17ᵉ épidémie.
Cette situation constitue l’un des éléments de l’évolution épidémiologique présentée aux députés. Toutefois, l’épidémie reste active dans plusieurs zones du pays, nécessitant le maintien des opérations de surveillance et de contrôle de la transmission.
Selon les données communiquées lors de cette présentation, la RDC cumule 8 665 cas confirmés, dont 4 178 décès et 2 259 guérisons, soit un taux de létalité de 48,2 %. Au total, 64 zones de santé restent concernées par la dynamique épidémique et concentrent 74,8 % des cas confirmés cumulés.
Face à cette situation, les activités de riposte se poursuivent dans les zones affectées. Elles comprennent notamment la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, la vaccination, la prise en charge des cas ainsi que l’organisation d’enterrements dignes et sécurisés.
La vaccination se poursuit notamment dans le Bas-Uélé, avec son déploiement annoncé à Makiso, Kisangani et Mangobo, dans la province de la Tshopo. Le maintien de ces interventions vise à interrompre les chaînes de transmission et à prévenir de nouveaux foyers.
Devant les députés, le ministre a également abordé la mobilisation et l’utilisation des ressources financières, la gestion des équipes engagées dans la riposte, la collaboration avec les partenaires techniques et financiers ainsi que les perspectives à court terme.
Si l’absence de nouveaux cas pendant 42 jours dans 11 zones de santé marque une évolution importante, la persistance de la transmission dans d’autres zones impose la poursuite de la vigilance et des activités de riposte jusqu’à l’interruption complète de la circulation du virus.
Joël Heri Budjo