Le sang a encore coulé dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu. Le Conseil Territorial de la Jeunesse de Rutshuru (CTJ-Rutshuru) a lancé une alerte ce 28 septembre 2026, après le massacre de quatre civils dans le groupement de Busanza.
Selon le communiqué signé par son Président Twizere Sebashatsi Patient, le drame est survenu le dimanche 27 septembre 2026, dans la chefferie des Bwisha, groupement de Busanza, précisément dans le village de Nyamagana/Rugashari.
L'organisation attribue cette attaque à une opération menée par les rebelles du M23/AFC. D'après les informations recueillies par le CTJ-Rutshuru sur le terrain, les personnes tuées sont, David Sembeba, homme âgé de 60 ans, Jean-Paul Bagura, homme âgé de 52 ans, Ryabigabo, jeune homme âgé de 31 ans, Kabedi, femme âgée de 44 ans.
Dans son alerte, le CTJ-Rutshuru dénonce avec indignation la multiplication des attaques visant les populations civiles dans le territoire de Rutshuru.
« Chaque vie humaine compte et aucune victime civile ne doit être considérée comme un simple chiffre dans les statistiques des conflits », écrit le Conseil.
L'organisation s'interroge : « Combien de vies civiles faudra-t-il encore perdre avant que des mesures concrètes et efficaces soient prises pour assurer la protection de la population ? ».
Face à cette situation alarmante, le CTJ-Rutshuru appelle les autorités congolaises, les mécanismes nationaux et internationaux de protection des droits humains ainsi que la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour protéger les civils, documenter les violations commises et garantir que les auteurs présumés répondent de leurs actes conformément au droit applicable.
« La population est profondément meurtrie, épuisée et fatiguée de subir les conséquences de ces violences », poursuit le communiqué.
Le Conseil rappelle que la partie Est de la RDC continue de payer un lourd tribut en vies humaines et estime qu'il est temps que les alertes des populations et des défenseurs des droits humains soient suivis d'actions concrètes pour mettre fin aux violences.
Rédaction