Accusé de détournement de l'assistance humanitaire destinée aux déplacés de la guerre du M23 dans le territoire de Masisi cantonnés, dans le site de Bulengo, au quartier lac vert en ville de Goma, le président de ce site rejette toutes ces accusations et parle d’un vol bien organisé par des inconnus, mais dont certains ont déjà été appréhendés.
Join au téléphone, Faustin Mahoro précise que cette assistance ayant fait l’objet d’un soulèvement populaire des déplacés dimanche dernier provenait des bienfaiteurs et étaient acheminés à leur site par la Caritas Goma.
Selon lui, cette cargaison était d’ailleurs déchargée à son absence, car occupé dans une autre activité du Programme Alimentaire Mondial, mais une partie de ce don a été volée par des inconnus avant d’être accusés à tort par certains déplacés qui ont instrumentalisé les autres à un soulèvement allant jusqu’à s’attaquer physiquement à sa femme qui s’en est sortie avec de blessures graves.
« Je n’ai rien détourné, car les assistances sont arrivées dans le site dont je suis le président pendant que j’étais dans les activités de PAM. Curieusement, j’ai été appelé qu'il y a les assistantes qui venaient d’arriver et qu’on était en train de décharger dans le hangar, ces assistances étaient acheminées par Caritas venaient de la part de Moise Katumbi », a expliqué ce président du camp des déplacés.
Intervenant dans des médias locaux, le chef du quartier Lac Vert, Dedesi Miriam condamne cette situation affirmant que plusieurs biens destinés aux déplacés sont souvent déplacés nuitamment vers une destination inconnue. Ce qui n’hésite pas à créer un mécontentement dans le chef de ces déplacés dont nombreux vivent sans assistance, en dépit de la présence de peu qui leur sont offerts.
« On a constaté qu’à partir de zéro heure, on est en train de déplacer les biens de ces déplacés. On accuse le président de ce camp d’être toujours en connivence avec d’autres personnes. Les autres veulent s’enrichir en ce moment difficile », souligne le chef de ce quartier.
Par ailleurs, il appelle d’abord les déplacés à changer les méthodes de revendications de leurs droits et non-procéder par la violence comme ce fut le cas du dimanche dernier avec la perturbation de l’ordre public dans sa juridiction. Puis le gouvernement provincial, à renforcer les mesures sécuritaires dans ce coin de la ville de Goma et surtout autour de ce site des déplacés.
Diddy MASTAKI, Goma