Ce moratoire dune semaine a été accordé jeudi 30 novembre 2023 à la population de Katoyi occupant illégalement l'espace Kisoko, une propriété de la République Démocratique du Congo lors de la descente effectuée par le maire policier de la ville de Goma pour prélever les vraies mesures de cette concession qui fait l'objet de plusieurs bruits de spoliation.
"Tous les occupants illégaux du "Kisoko" Katoyi ont jusqu'une semaine à dater de ce jeudi 30 novembre pour quitter le lieu, faute de quoi, ils seront déguerpis conformément aux lois de la République", a souligné le maire de la ville.
Selon lui, cette démarche vise à lutter contre les vagues et habitudes de spoliation des espaces et domaines publics de l'État, pratique qui a atteint son paroxysme surtout pendant cette période du régime spécial d'état de siège.
Le maire a effectué le tour de cet espace public, pour se rendre compte de la vraie superficie de cet espace d'intérêt public, ce qui lui a conduit à se rendre compte de la présence de certaines constructions reflétant une anarchie, dans et autour du marché Kisoko.
Il a à la suite demandée à tout occupant qui se sentirait en ordre avec l'État Congolais de se présenter à la mairie endéans sept (07) jours, avec tous les documents nécessaires et requis pour la détention d'une parcelle. Dépassé ce délai, le maire de Goma précise qu'une commission chargée de traiter les contentieux y afférents se penchera sur cette question.
Les occupants rencontrés sur terrain, ont vite salué la démarche de la mairie de Goma. Ils ont en outre dénoncé la manœuvre de certains députés de la ville, qui se "serviraient" de cette question pour escroquer la pauvre population pour des fins électoralistes. Ils ont ensuite plaidé pour une prolongation de la durée du traitement de leurs dossiers.
Diddy MASTAKI, Goma