La population de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, dans la partie est de la RDC est restée loin de respecter la série de journées « ville morte » décrétée par une cohorte de jeunes dits "jeunes leaders" en contestation des résultats de l'élection présidentielle du 20 décembre dernier.
Les résultats provisoires de cette élection publiés par la CENI, centrale électorale de la RDC étaient en faveur de Felix Tshisekedi, candidat à sa propre succession.
Ces jeunes “leaders” du Nord-Kivu ont, dans une déclaration, appelé à deux (02) journées sans activités à Goma pour protester contre les résultats issus des élections du 20 décembre dernier, soit le mardi 03 et le jeudi 04 janvier 2024.
“Aux habitants de Goma (les motards, commerçants, étudiants, taximen des bus et voitures, tchukudeurs) à se joindre à cet appel patriotique pour respecter les deux jours de ville morte qui ont commencé mercredi 03 janvier 2024 ici dans la ville de Goma en attendant une série d'actions dans les jours qui suivent”, ont-ils déclaré.
En dépit de cet appel, toutes les activités sont restées normales dans cette ville comptée parmi celles ayant réalisé un plus grand vote au profit de Félix Tshisekedi pendant ce scrutin.
Par ailleurs, nombreux habitants de Goma considèrent cet appel comme de la manipulation pure et simple de ces transfuges de la jeunesse de Goma, qui veulent à tout prix déstabiliser cette ville qui, depuis deux ans vit dans une incertitude sécuritaire suite à la présence des rebelles du M23 dans les Rutshuru et Masisi, ainsi qu'unepartie du territoire se Nyiragongo.
Ils estiment par contre que les vrais leaders de cette province sont sur la ligne de front sous le pseudo « Wazalendo ».
"Les vrais leaders, les vrais patriotes sont au front (les wazalendos), les autres là sont des ennemis de la RDC", souligne un habitant.
"On les manipule pour rien, il est temps de chercher l'argent et s'occuper de sa vie, se battre pour changer son quotidien, le reste ce n'est que de la chimère. Jeune sans conscience, c'est un danger pour la nation", estime un autre habitant.
Dans le contexte électoral actuel, l'opposition au régime actuel crie à un prétendu hold-up électoral, malgré un large écart du suffrage exprimé entre Tshisekedi et Katumbi, les challengers de taille à cette élection.
Diddy MASTAKI, Goma