Les avis des femmes déplacées vivant à Muja, dans le territoire de Nyiragongo restent divergeant autour de la participation des femmes dans l'exercice de certains métiers pour justifier la notion du genre au sein de la communauté Congolaise.
Interrogées à ce sujet jeudi 18 janvier 2024, certaines d'entre elles pensent que si la femme a des compétences pouvant l’aider à exercer des métiers que l’homme peut aussi faire elle peut le faire. D’autres par contre, pensent qu’il y a toutefois des métiers qu’elles ne peuvent pas exercer en raison de leurs capacités physiques ou même physionomiques.
« Il y a des métiers réservés aux hommes et ceux réservés aux femmes parce qu’ils n’ont pas tous une même force physique. Généralement, les hommes sont plus forts physiquement que les femmes. Une femme ne peut pas faire le concassage des pierres par exemple », a signifié Bahati Nishimwe.
Un avis ne contrastant pas avec celui de Bora Biringanine qui soutient que dans tous les cas ce sont plutôt les femmes qui travaillent plus que les hommes.
« De nombreux hommes sont oisifs et ne travaillent quasiment pas dans ce site. Et nous les femmes, nous faisons presque tout, nous allons chercher les bois de chauffe, et de la braise. Mon mari par exemple ne travaille pas, et c’est depuis que nous sommes dans cette situation de déplacés de guerre. Il passe tout son temps à la maison », a-t-elle déclaré.
Autour de la question orientée sur des travaux ménagers, leurs idées corroborent. Pour toutes deux, ce genre de travaux doivent être effectués et par l’homme et par la femme dans le but de favoriser une harmonie familiale.
Toutefois, les femmes se sentent souvent marginalisées dans certains domaines professionnels en dépit de leur capacité manifeste de réaliser toute sorte de travail qu'il soit salubre ou non. Une dépravation du genre critiquée par les défenseurs des droits de la femme.
Diddy MASTAKI, Goma