Après l'interdiction des circulations des motocyclistes au-delà de 18 heures en ville de Goma, l'administrateur du territoire de Nyiragongo a pris la même décision pour ses administrés depuis jeudi dernier.
Sa décision pourtant motivée pour combattre l'insécurité dans ce territoire voisin direct de la la ville de Goma dans sa partie Nord, fait l'objet des critiques et lamentations par presque toutes les couches de la population surtout les motocyclistes et les défenseurs des droits humains.
Selon Kubuya Timothée, défenseur des droits humains dans ce territoire, l'administrateur de Nyitagongo ne doit pas confondre cette entité avec la ville de Goma. Pour lui, le Nyiragongo a accueilli plusieurs déplacés de guerre et sa population est généralement agricultrice d'où limiter les heures de circulation de la population aura un impact négatif sur la cour normale du quotidien de cette population.
"Avant de décider, il faut prévenir. Quand vous dites à une population de ne pas circuler à 18 heures est ce que le gouverneur connaît les donjons du territoire? Il ne faut pas faire une comparaison entre le territoire de Nyiragingo et la ville de Goma... vous devez savoir que quelqu'un qui vient de Kibati avec ses patates douces vous interdisez de circuler, comment il va manger ? Nous en tant que défenseur des droits humains, nous ne sommes pas d'accord avec le communiqué de l'administrateur", se plaint Kubuya Timothée.
Outre ce désaccord, cette décision est considérée comme une nouvelle forme d'insécurité pour la population locale et une source de tracasserie policière. Dès le premier jour de la vulgarisation de cette décision, un motocycliste a frôlé la mort par balle suite à sa résistance devant la police qui cherchait à lui ravir sa moto.
Les motocyclistes demandent au gouverneur de lever cette décision pour le territoire de Nyiragongo, celui-ci étant un milieu à forte concentration des déplacés sans travail, nombreux jeunes parmi eux recourant aux motos de la population de Goma, faire le taxi afin de survivre avec leurs familles dans les sites de déplacés.
Diddy MASTAKI,Goma