Les violences faites aux femmes et aux jeunes filles déplacées de guerre ont atteint un degré encore alarmant dans les différents sites des déplacés situés dans les périphéries de la ville de Goma, ainsi que dans le territoire de Nyiragongo, dans la partie Edt de la Republique Démocratique du Congo.
Selon les statistiques fournies par la chargée de suivis de violences basées sur le genre dans le site de Kayembe en territoire de Nyiragongo, au moins vingt-cinq (25) cas des violences sexuelles ont été enregistrés entre les mois de janvier et février dans ce seul site, un pic qui devient alarmant par rapport à l'année 2023 pendant laquelle au moins une trentaine de cas étaient enregistrés.
Muhawe Justine précise par ailleurs qu'au mois de janvier huit (08) cas ont été signalés, alors qu'en février, ce nombre est allé jusqu'à dix-sept (17) femmes victimes de violences sexuelles, dont douze (12) filles mineures, deux (02) femmes de troisième âge et trois (03) femmes allaitantes.
Des statistiques confirmées par le président des déplacés vivant dans le territoire de Nyiragongo. Theo Musekura souligne par ailleurs que la précarité de la vie que traversent ces milliers de ménages dans les camps de déplacés et le manque d'occupation et surtout d'encadrement de ces femmes, sont les plus grandes causes de tous les cas de violences sexuelles devenus virales.
Tout en criant à l'aide au gouvernement Congolais et aux organisations humanitaires pour la protection de la femme et des enfants victimes des conflits armés, il plaide pour le retour de la paix dans leurs différents villages actuellement sous contrôle du M23 pour qu'ils rentrent dans leurs milieux d'origine.
Diddy MASTAKI, Goma