Visés par la décision de l'administrateur du territoire de Nyiragongo interdisant toute circulation des motos au-delà de 18 heures, les motocyclistes de ce territoire plaident pour la levée de cette mesure, qui selon eux, risque d’avoir un impact négatif sur la vie socio-économique de la population, les motocyclistes de ce territoire plaident pour la levée de cette mesure, qui selon eux, risque d’avoir un impact négatif sur la vie socio-économique de la population.
Parmi les taximen actifs dans le Nyiragongo, on enregistre une floraison des plusieurs déplacés de la guerre, dont la moto reste leur dernier recours pour survivre avec leurs familles. Mais cette mesure vient mettre un bâton dans les roues avec toutes des conséquences sur leur quotidien.
C'est depuis maintenant une semaine que les motos ne sont plus perceptibles sur les routes du territoire de Nyiragongo au-delà de 18 heures. Une décision de l'administrateur de ce territoire pour des raisons sécuritaires, mais qui ne rencontre pas l'entente de la population locale. Les plus touchés sont les motards de ce territoire qui réclament que cette limitation soit repoussée jusqu'à 20 heures.
« Nous aurions souhaité que l'administrateur du territoire nous ajoute encore deux (02) heures parce que c'est autour de 17 et 18 heures que nous mobilisons des recettes lorsque nous transportons ceux qui viennent du travail. Si non, comme nous nous sommes déplacés nous n'avons pas d'aides humanitaires. C'est avec ces motos que nous survivons, cette mesure ne nous aide à rien, plutôt que de nous faire souffrir davantage », plaide Eric Harerimana.
Celui-ci poursuit que cette mesure n'est pas une aubaine pour les jeunes déplacés. Il dit craindre de traverser une crise financière dans leurs foyers, une souffrance de plus à part la vie de déplacés. Ce qui pourra le pousser comme plusieurs autres jeunes à rejoindre les groupes armés suite à un manque d'occupation et la souffrance qu'ils endurent dans les camps.
« Vraiment qu'on annule cette mesure ou qu'on nous ajoute des heures. Je pense que si les autorités ne font rien, plusieurs d'entre nous, comme moi personnellement, nous allons intégrer les groupes armés. Parce que quand le propriétaire de la moto me verra revenir sans verser la recette deux ou trois fois, il va me ravir sa moto. Moi aussi je ne saurais pas voir ma femme et mes enfants mourir de faim. La seule solution sera d'aller dans un groupe armé », poursuit ce motocycliste.
Tenez, cette mesure vient de s'étendre sur le territoire de Nyiragongo après son instauration à Goma il y a de cela environ deux mois. Elle touche directement les déplacés nombreux empruntant les motos des amis pour profiter des heures vespérales pour chercher comment survivre dans les camps avec leurs familles face à la précarité de la vie qu’ils traversent sans assistance humanitaire pour certains.
Diddy MASTAKI, Goma