L'eau ne coule plus dans plusieurs quartiers de la ville de Goma, riveraine du lac Kivu depuis le début de cette saison sèche caractérisée par un soleil accablant avec des hautes températures.
Au quartier Murara par exemple, cela va faire maintenant plus d'une semaine que cette denrée est devenue rare ou quasi inexistante, bien que tout dans les ménages tourne autour de l'eau.
Des femmes et des enfants font de longues distances pour chercher à se procurer de l'eau potable au centre ville de Goma et de fois pour se ressourcer au lac Kivu, en dépit des risques de noyades et accidents qu'ils courent.
"Nous manquons de l'eau ça fait maintenant plus d'une semaine, nous ne savons pas faire l'hygiène corporelle, même faire la cuisine est un problème parce que tout dépend de l'eau. De fois, les enfants ne partent même pas à l'école à cause de ce même probleme", souligne une habitante de ce quartier.
Chez les musulmans, pendant ce mois sacré de Ramadan, cette question d'eau potable tournante présente tout. Devant la Mosquée Office par exemple, l'accès à l'eau pour la pratique de l'ablution.
Un fait qui affecte non seulement les croyants Musulmans et les ménages, mais également les maçons dans différents chantiers. Il leur est difficile de travailler alors qu'ils sont rémunérés à la tâche. Ils craignent le pir dans leur foyer car bloqués par cette pénurie en eau qui s'observe dans la ville.
Cette population continue à lancer des cris de détresse aux responsables de la Regideso, entreprise étatique chargée de la distribution en desserte d'eau potable pour qu'ils fassent tout ce qui est possible afin de garantir l'accès à l'eau potable à la population de Goma.
Diddy MASTAKI, Goma