À Goma, le mouvement citoyen Filimbi a exprimé mardi 17 décembre son opposition catégorique à toute tentative de modification de la Constitution en République Démocratique du Congo. Dans une déclaration publique, les militants ont interpellé le président Félix Tshisekedi sur les priorités actuelles du pays.
« L’urgence, c’est la sécurité et le social des Congolais, pas la Constitution. Elle n’empêche pas de travailler », a martelé Filimbi, soulignant que la situation sécuritaire préoccupante, en particulier dans l’Est du pays, ainsi que les défis socio-économiques auxquels font face les populations, devraient occuper la première place dans l’agenda gouvernemental.
Ce positionnement intervient dans un contexte où des rumeurs de révision constitutionnelle suscitent des débats houleux au sein de l’opinion publique congolaise. Pour Filimbi, toute tentative de toucher à la Loi fondamentale serait perçue comme une distraction face aux véritables problèmes qui accablent le peuple Congolais.
Le mouvement appelle ainsi les autorités à concentrer leurs efforts sur la restauration de la sécurité, la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des Congolais.
Diddy MASTAKI