Depuis 04 heures du matin, une vague de manifestations des agents de l’Agence Nationale pour le Développement des Entreprises du Congo (ANADEC) paralyse plusieurs provinces de la République démocratique du Congo. À Lubumbashi, dans le Nord-Kivu, au Maniema et au Kongo-Central, les routes sont bloquées, les bureaux fermés, et les activités totalement paralysées.
Les agents revendiquent treize (13) mois d’arriérés de salaire, malgré un accord préalable entre le Ministre de tutelle et la Présidente du Conseil d’Administration (PCA) de l’ANADEC. À ce jour, aucune solution concrète n’a été mise en œuvre pour répondre à leurs doléances, suscitant colère et frustration au sein des manifestants.
Face à ces mobilisations, la réponse des autorités ne s’est pas faite attendre, mais elle a été brutale. Des forces de police ont été déployées pour disperser les manifestants, entraînant des affrontements marqués par des arrestations et une répression jugée violente. Cette gestion musclée de la crise alarme la société civile et amplifie les critiques envers les dirigeants de l’ANADEC.
Les manifestants dénoncent des promesses non tenues et une gestion qu’ils qualifient de « déplorable » de la part des responsables de l’ANADEC. Pour eux, cette situation reflète l’irresponsabilité et le mépris des droits des travailleurs.
Ce mouvement de protestation met en lumière une crise sociale récurrente en RDC, où des milliers de fonctionnaires et agents d’institutions publiques se battent régulièrement pour obtenir leurs droits. Alors que les négociations semblent dans l’impasse, la situation risque d’aggraver les tensions sociales et économiques dans le pays.
La question reste posée : les autorités prendront-elles des mesures concrètes pour répondre aux revendications des agents de l’ANADEC et éviter que cette crise ne s’étende davantage ?.
Diddy MASTAKI