À l’occasion de la Journée internationale de la presse, célébrée le lundi 05 mai 2025 à Kinshasa, le Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), Christian Bosembe, a livré un discours percutant, mêlant dénonciation, appelle à la conscience nationale et plaidoyer pour l’unité.
Devant le Président de la République, Félix Tshisekedi, et une assistance composée d’acteurs politiques, religieux et professionnels des médias, il a révélé que 60% du personnel du CSAC accusent jusqu’à 21 mois de salaires impayés, pendant que les 40% restants ne reçoivent que des primes dérisoires, malgré leur engagement dans la régulation de la communication, pilier essentiel de la démocratie Congolaise.
Mais au-delà de cette alerte sur les conditions de travail au sein du CSAC, Christian Bosembe a lancé un vibrant appel à l’éveil des consciences, en particulier à l’endroit des prêtres et des politiciens.
« Que les prêtres ne prêchent pas pour choisir un camp politique. Que les politiciens ne nourrissent pas l’illusion dangereuse selon laquelle le naufrage d’un pays ne serait que celui du président. C’est faux ! Le désastre, s’il survient, sera collectif ».
Le président du CSAC a insisté sur le fait que la misère, les balles et les souffrances qui frappent les Congolais, notamment dans l'Est du pays, ne tiennent compte d’aucune appartenance politique, tribale ou religieuse.
« Les balles qui tuent à l’Est ne distinguent pas l’opposant du partisan. Et la pauvreté ne fait pas non plus de distinction. Elle frappe là où l’État abdique, là où les élites se taisent », a-t-il déclaré.
Citant Martin Luther King Jr., il a conclu son message par un avertissement puissant : « Apprenons à vivre ensemble comme des gens intelligents ou nous mourrons ensemble comme des insensés ».
Par cette sortie sans détours, Christian Bosembe a placé les responsabilités devant chaque acteur de la société Congolaise, les appelant à jouer pleinement leur rôle pour éviter l’effondrement commun.
Diddy MASTAKI