La situation des violences sexuelles reste alarmante dans la ville de Butembo. Le Réseau de Défense des Droits de l’Homme (REDHO) indique avoir documenté 280 dossiers de viols, révélant l’ampleur d’un phénomène persistant dans cette partie de l’est de la République Démocratique du Congo.
Une majorité écrasante de victimes mineures
Selon Muhindo Wasivinywa, coordinateur de l’organisation, environ 215 victimes recensées sont des enfants. Un chiffre particulièrement préoccupant qui souligne la vulnérabilité accrue des mineurs face aux violences sexuelles.
« La majorité des victimes sont des enfants, ce qui montre à quel point la situation est grave et nécessite une réponse urgente », alerte-t-il.
Des auteurs majoritairement civils
L’analyse des cas documentés met en évidence une diversité des profils des auteurs. Toutefois, les civils représentent plus de 70 % des agresseurs, loin devant les militaires et les policiers également cités dans ces dossiers.
Ce constat remet en lumière la dimension sociétale du phénomène, au-delà des seuls abus commis par des porteurs d’armes.
Appel à une réponse judiciaire rapide
Face à cette situation, le REDHO appelle à une accélération du traitement judiciaire des dossiers de viols. L’organisation insiste sur la nécessité de lutter contre l’impunité, souvent dénoncée comme un facteur favorisant la répétition de ces crimes.
Sensibilisation et prévention renforcées
En parallèle, Muhindo Wasivinywa exhorte les ONG et les acteurs communautaires à intensifier les campagnes de sensibilisation afin de prévenir ces violences et protéger les populations les plus exposées.
Dans un contexte marqué par l’insécurité et les fragilités sociales, ces chiffres rappellent l’urgence d’une mobilisation collective pour endiguer un fléau aux conséquences profondes sur les victimes et la société.
Diddy Mastaki