La situation sanitaire en Ituri reste fortement affectée par les déplacements de populations et les difficultés d’accès aux structures de santé, a constaté l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) lors d’une mission conduite à Bunia.
En séjour dans la capitale provinciale, la Représentante pays ad intérim de l’OMS en RDC, Anne Ancia, a rencontré le gouverneur militaire de l’Ituri, le Lieutenant-Général Johnny Luboya N’Kashama, pour une évaluation de la situation sanitaire dans une province marquée par l’insécurité persistante.
Selon l’OMS, cette mission vise à analyser les besoins sanitaires des populations et à identifier les principaux défis auxquels font face les équipes déjà déployées sur le terrain.
« Nous sommes venus pour une évaluation. Nous avons déjà une équipe qui travaille en Ituri et qui travaille de manière conjointe avec les autorités provinciales », a déclaré Dr Anne Ancia.
L’organisation indique disposer d’équipes opérationnelles à Bunia et à Aru, chargées notamment de la surveillance épidémiologique et de la gestion des alertes sanitaires dans une région exposée à plusieurs risques de santé publique.
La représentante de l’OMS a salué la collaboration avec les autorités provinciales, estimant qu’elle facilite la mise en œuvre des interventions sur le terrain.
« L’autorité provinciale nous a très bien reçus, avec un accueil chaleureux et une explication très claire de la situation », a-t-elle indiqué.
Toutefois, elle a relevé plusieurs contraintes majeures, notamment la mobilité forcée des populations et les attaques contre certaines structures sanitaires, qui fragilisent la continuité des soins.
« Le plus grand défi, c’est la continuité du déplacement des populations et certains centres de santé qui sont pillés », a-t-elle souligné.
Face à ces difficultés, l’OMS réaffirme son engagement à poursuivre son appui aux autorités sanitaires provinciales afin de renforcer la réponse humanitaire et sanitaire en Ituri.
Pour clore, Dr Anne Ancia indique que, l’OMS est présente en Ituri, restera présente en Ituri pour continuer à accompagner les autorités dans cette tâche.
Joël Heri Budjo