À l’occasion de la fin du Ramadan, l’Amir et Chef d’entité islamique provinciale de l’Ituri, Sheikh Shukurani Byarufu, a lancé un message fort en faveur de la paix, de la fraternité et de la solidarité. Représentant de la communauté musulmane de Bunia, Vice-Président du Conseil des confessions religieuses et ambassadeur universel de la paix, il a rappelé que le Ramadan est un moment de rapprochement spirituel et d’action sociale.
« Le grand message à retenir, c’est la fraternité, l’union et la solidarité », a souligné Sheikh Byarufu. Durant les trente (30) jours du jeûne, la communauté musulmane de l’Ituri a prié pour la paix, le développement de la province et l’unité de l’islam en République Démocratique du Congo.
Dans le cadre de la célébration, plusieurs actions sociales ont été menées avec le soutien du gouvernement provincial et d’autres partenaires locaux. Des distributions de nourritures riz, haricot, sucre, huile végétale ont été offertes aux familles vulnérables, aux déplacés et aux prisonniers. Des dons de bétail ont également été effectués pour soutenir différentes mosquées de la province.
« Ces initiatives traduisent notre engagement envers la solidarité et la générosité, même dans un contexte difficile », a déclaré Sheikh Byarufu, remerciant tous les partenaires et fidèles pour leur contribution.
Dans son allocution, Sheikh Byarufu a clairement dissocié l’islam des violences commises par certains groupes armés, notamment les ADF dans le territoire de Mambasa.
« L’islam n’est pas le terrorisme, et le terrorisme n’est pas l’islam. Un musulman n’est jamais un agresseur, mais se défend », a-t-il insisté.
Il a dénoncé l’utilisation abusive de la religion à des fins criminelles et commerciales, appelant les musulmans à se désolidariser de ces actes et à les dénoncer.
« Nous sommes des musulmans patriotes et aimons notre pays. Nous prions pour toutes les victimes et continuons à œuvrer pour la paix », a-t-il ajouté.
Sheikh Byarufu a également insisté sur la réconciliation et l’unité au sein de la communauté musulmane. Il a rappelé le rôle crucial des confessions religieuses dans la médiation entre le gouvernement et les groupes rebelles, soulignant la responsabilité des leaders religieux dans la promotion de la stabilité et de la cohésion sociale.
« Dieu est grand, et c’est par la prière et l’engagement citoyen que nous pouvons contribuer à un avenir plus sûr pour nos familles et notre province », a conclu Sheikh Shukurani Byarufu.
Joël Heri Budjo