Les autorités urbaines de Butembo ont lancé, lundi 23 mars 2026, une opération de remise en ordre les espaces publics. Dans un communiqué officiel, la mairie accorde un délai de sept (07) jours aux propriétaires de kiosques, échoppes et boutiques érigés de manière anarchique pour les retirer volontairement.
Une sommation avant intervention forcée
Selon le document signé par le maire, cette décision constitue une sommation d’office. Passé ce délai, les services compétents procéderont à l’évacuation et à la démolition des installations concernées, aux frais des occupants.
Les autorités précisent que cette mesure vise à restaurer l’ordre urbain et à mettre fin à l’occupation illégale des espaces publics, devenue récurrente dans plusieurs quartiers de la ville.
Assainissement et circulation au cœur de la décision
La mairie justifie cette initiative par la nécessité d’améliorer la circulation routière et piétonne, souvent entravée par des constructions informelles le long des artères principales. L’occupation anarchique des trottoirs et emprises publiques est également pointée du doigt pour ses conséquences sur l’assainissement et la sécurité.
Entre discipline urbaine et enjeux sociaux
Si cette mesure s’inscrit dans une logique de gouvernance urbaine plus stricte, elle pourrait également susciter des inquiétudes parmi les petits commerçants qui dépendent de ces installations pour leurs activités quotidiennes.
Dans un contexte socio-économique fragile en République Démocratique du Congo, la question de la reconversion ou de la relocalisation de ces acteurs informels reste posée.
Vers une ville plus structurée ?
Les autorités locales entendent, à travers cette opération, réaffirmer le respect des normes urbanistiques et poser les bases d’un aménagement plus ordonné de la ville.
Reste à voir si cette décision sera suivie d’un accompagnement concret pour les commerçants concernés, afin d’éviter que cette mesure ne se traduise par une aggravation de la précarité économique.
Diddy Mastaki