Face à la précarité persistante touchant les femmes et les filles mères, une nouvelle voix s’élève pour interpeller les autorités de la République Démocratique du Congo sur l’urgence d’une réponse sociale plus structurée et durable.
La Ligue des femmes du Mouvement social Lumbiste (MSL) plaide pour la mise en place, à l’échelle nationale, de centres de récupération et de formation dédiés aux femmes vulnérables. Une initiative présentée comme un levier essentiel pour lutter contre l’exclusion sociale et économique.
Selon Annie Makunya, ces centres permettraient d’offrir bien plus qu’un simple encadrement social. Ils constitueraient des espaces de reconstruction, où les bénéficiaires pourraient acquérir des compétences pratiques favorisant leur autonomie.
Dans un contexte marqué par les conséquences des conflits, des déplacements de populations et de la pauvreté, les femmes et les filles mères figurent parmi les catégories les plus exposées aux risques de marginalisation.
L’autonomisation au cœur de la proposition
Au-delà de l’assistance, l’initiative met l’accent sur la formation professionnelle comme moteur d’insertion durable. L’objectif affiché est de permettre aux bénéficiaires de générer des revenus et de retrouver une place active dans la société.
Cette approche s’inscrit dans une logique de résilience sociale, visant à transformer des situations de vulnérabilité en opportunités d’émancipation.
L’appel de la Ligue des femmes du MSL pose en filigrane la question de l’intégration de ce type de structures dans les politiques publiques nationales. Il met également en lumière le besoin de coordination entre l’État, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux.
Dans un pays confronté à de multiples défis socio-économiques, la prise en charge des femmes vulnérables apparaît de plus en plus comme un indicateur clé de la cohésion sociale et du développement humain.
Reste désormais à savoir si cet appel sera suivi d’actions concrètes de la part des autorités compétentes.
Diddy Mastaki