La riposte contre la maladie à virus Ebola fait face à un nouveau défi dans le territoire d’Aru, dans la province de l'Ituri, où des ambulances affectées à la prise en charge des cas suspects ont été prises pour cible lors de violences liées au transfert d’un patient suspecté d’être infecté.
Selon les informations disponibles, une ambulance a été incendiée tandis que deux autres ont été endommagées au cours de ces violences. Un chauffeur ougandais a également été blessé.
Ces incidents interviennent alors que les moyens logistiques, notamment les ambulances, demeurent essentiels pour assurer l'évacuation rapide des personnes suspectées d'avoir contracté le virus vers les structures de prise en charge.
L’attaque contre ces véhicules constitue une difficulté supplémentaire pour les équipes engagées dans la lutte contre Ebola. Les ambulances jouent en effet un rôle crucial dans le transfert sécurisé des patients suspects, en limitant notamment les contacts avec la population et le risque de propagation du virus.
La destruction ou la détérioration de ces moyens de transport risque ainsi de réduire davantage les capacités opérationnelles de la riposte, particulièrement dans les zones où les distances entre les communautés et les structures sanitaires sont importantes.
L’incident d’Aru met également en évidence les difficultés auxquelles peuvent être confrontées les équipes de riposte lorsqu’une partie de la population exprime de la méfiance ou de l’hostilité à l’égard des opérations sanitaires.
Dans un contexte marqué par la circulation du virus Ebola, la protection des ambulances, des personnels de santé et des équipes de riposte apparaît comme une condition essentielle pour permettre une évacuation rapide et sécurisée des cas suspects enfin de préserver d'autres vies humaines.
À Aru, la priorité est désormais de préserver les moyens disponibles afin que les violences ne viennent pas compromettre davantage une riposte déjà confrontée à d'importants besoins logistiques.
Diddy Mastaki